Episode 1 : La résistance à la répression franquiste

Episode 1 : La résistance à la répression franquiste
1952 La défense de l'identité basque


Un groupe de jeunes nationalistes basques dissidents du Parti nationaliste basque (PNV) forme ce qui deviendra le noyau fondateur d'un mouvement qui n'a pas encore de nom. Ils fondent une revue intitulée Ekin (Agir) dans laquelle ils affirment que "la lutte armée est nécessaire". Ils veulent préserver leur identité basque, qu'ils sentent écrasée par le régime de Franco

1959 La naissance d'ETA


Le dialogue avec le PNV passe de plus en plus mal. En mai 1959, c'est la rupture. Euskadi Ta Askatasuna (ETA : Pays basque et liberté) est né.

1968 La premiere Execution

Le 3 août, un policier à la réputation de dur, Meliton Manzanas, est assassiné par l'ETA à Saint-Sébastien.

1970 Le procès de Burgos


16 "etarras" sont condamnés, dont six à la peine de mort. L'opinion internationale s'émeut et proteste contre la répression franquiste ; le combat de l'ETA devient populaire. Les six condamnés à mort seront amnistiés en octobre 1977 par le nouveau régime démocratique, et leur peine commuée en réclusion à perpétuité

1973 L'assassinat d'un proche de Franco



En plein c½ur de Madrid, l'amiral Luis Carrero Blanco, président du gouvernement de Franco et successeur désigné du général, est assassiné. Sa voiture blindée est propulsée dans les airs par-dessus un immeuble avant de retomber sur une terrasse de l'autre côté. Cette opération donne naissance à un slogan largement scandé au cours des défilés contestataires des années 1970 : "Plus haut, plus haut que Carrero Blanco !"

1974 Les premières divergences

Des divergences se font jour sur l'orientation marxiste-léniniste et sur les méthodes de lutte. Elles provoquent une scission entre, d'un côté, l'ETA militaire entièrement tournée vers la lutte armée, et, de l'autre, l'ETA politico-militaire, qui combine la guérilla sélective avec l'action de masse.

1975 Mort de Franco

El Generalísimo Francisco Franco, Caudillo de España por la Gracia de Dios meurt le 20 novembre 1975 à Madrid en Espagne,.

le dictateur espagnol s'éteint. apres une dictature de 36 ans

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# Posté le mardi 23 juin 2009 15:55

Episode 2 :L'autonomie du Pays basque

Episode 2 :L'autonomie du Pays basque
1978 : Naissance de Herri Batasuna
Les attentats de l'ETA se multiplient afin d'obtenir l'autodétermination du Pays basque et font 88 morts dans l'année. Herri Batasuna, le bras politique de l'ETA, est créé le 27 avril


1979: Le statut de "Guernica
L'autonomie du Pays basque est adoptée par référendum le 25 octobre. Le PNV est pour, Herri Batasuna est contre. Le statut dit de "Guernica" accorde une autonomie proche de celle d'un Etat fédéré et qui est, en tout cas, la plus large jamais accordée à une région espagnole.
Mais cela ne suffit pas. Les attentats se poursuivent et tuent 119 personnes dans l'année.


1980 : Premières élections régionales
Depuis ce scrutin, le PNV préside le gouvernement autonome d'Euskadi.
Les attentats tuent 123 personnes
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# Posté le lundi 27 juillet 2009 18:55

episode 3 : La sale guerre

episode 3 : La sale guerre
1982 : Felipe Gonzalez au pouvoir
Les socialistes de Felipe Gonzalez arrivent au pouvoir à Madrid.
L'ETA politico-militaire renonce à la lutte et opte pour l'action politique. L'ETA militaire poursuit ses attentats. L'organisation procède aussi à des enlèvements contre rançon et fait payer l'impôt révolutionnaire aux entreprises basques pour soutenir sa cause.


1983 : La lutte antiterroriste
C'est l'époque de la sale guerre, celle du contre-terrorisme en direction des sanctuaires français, où se sont réfugiés des membres de l'ETA. Les fameux GAL (Groupes antiterroristes de libération) qui, de 1983 à 1987, font 28 morts, refroidissent les relations de l'Espagne avec la France et ternissent le dernier mandat de Felipe Gonzalez. Deux de ses ministres, José Barrionuevo et Rafael Vera, seront incarcérés
.

1987 : L'attentat de Barcelone
L'attentat le plus sanglant de l'ETA est commis dans le supermarché Hypercor de Barcelone : 21 personnes meurent, le 19 juin 1987. Une erreur, dit l'ETA, qui présente ses excuses. La bavure provoque néanmoins un déclic. Des contacts secrets sont pris entre des émissaires du gouvernement et des envoyés des séparatistes. Le 8 janvier 1989, l'ETA déclare une trêve, avant de la rompre trois mois plus tard.

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# Posté le lundi 27 juillet 2009 19:01

Episode 4 : L'affaiblissement de l'ETA

1992 : L'Eta decapité

Une série d'arrestations dans les sphères dirigeantes, comme celle de Bidart, en France, le 29 mars, décapitent l'ETA. Elles affaiblissent la capacité opérationnelle de cette structure terroriste mais ne l'empêchent pas de continuer à agir

1995 : Executions ciblées

Une nouvelle tactique est mise en ½uvre, celle des assassinats ciblés contre des personnalités, inaugurée avec le meurtre, le 23 janvier, de Gregorio Ordonez, responsable du Parti populaire de M. Aznar à Saint-Sébastien. Cette année-là, l'ETA manque deux attentats : l'un contre le futur président du gouvernement, José Maria Aznar (qui sera élu en 1996), l'autre contre le roi, à Majorque. Une immense clameur s'élève du peuple espagnol, qui crie "Basta ya !" ("Ça suffit !").

2002: Batasanua suspendue

Le juge Garzón suspend pour trois ans les activités de Batasuna (l'ex-Herri Batasuna) en Espagne. Ses sièges sont fermés.

2003 : Attentat mortel

ETA, qui a executé plus de 800 hommes, femmes depuis 1968, commet un attentat mortel le 30 mai.

2004 : Le chef de l'ETA arrêté

L'opération d'octobre permet l'interpellation, en France, du chef de l'appareil politique de l'ETA depuis 1992, Mikel Albizu, dit "Antza". Plus de 700 membres de l'organisation sont aujourd'hui en prison en France ou en Espagne.
Episode 4 : L'affaiblissement de l'ETA
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# Posté le dimanche 09 août 2009 11:43

Episode 5 : Un espoir de paix ?

Episode 5 : Un espoir de paix ?
fin 2004 : Premiers signes d'ouverture

Batasuna, le parti interdit qui refuse de condamner les attentats, commence par évoquer un "pari pour la paix" pour lequel il s'engagerait à utiliser "des voies exclusivement politiques et démocratiques". Un mois plus tard, il enjoint à José Luis Zapatero, le président du gouvernement élu quelques mois plus tôt, d'être le "Tony Blair espagnol" en négociant une "démilitarisation multilatérale" au Pays basque.


Mai 2005 : Le pari de M. Zapatero

Le président du gouvernement, M. Zapatero, présente au Parlement une motion qui prévoit l'ouverture d'un processus de dialogue : "Si on réunies les conditions nécessaires pour une fin négociée de la violence (...), nous appuyons les processus de dialogue entre les pouvoirs compétents de l'Etat et ceux qui décideraient d'abandonner la violence

Mars 2006 : ETA annonce un "cessez-le-feu"

Après plusieurs semaines de rumeurs en ce sens, l'organisation séparatiste basque annonce un "cessez-le-feu" destiné à "lancer un processus démocratique" au Pays basque espagnol, dans un communiqué remis à plusieurs médias basques.

Juin 2006: La droite se dissocie du processus de paix

Alors que le chef du gouvernement socialiste espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, s'apprête à lancer le processus de paix avec les séparatistes basques, le Parti populaire (droite) annonce qu'il retire son soutien à ce plan et rompt toute relation avec le gouvernement.

Décembre 2006 : Fin du cessez-le-feu

Alors que les negociations trainent en longueur, les separatistes basque commetent un attentat à la voiture piégée afin de rappeler au gouvernement espagnol qu'ils sont toujours la!
Perpétré dans un parking de l'aéroport de Madrid-Barajas, fait deux morts. Le gouvernement de José Luis Zapatero met "un point final" au processus de paix.
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# Posté le dimanche 09 août 2009 11:59